Les Cherrys de Montmorency Soisy : une équipe de rugby à 5 mixte qui veut faire rayonner la discipline

31/03/2025
Le rugby à 5, encore peu connu du grand public, séduit pourtant de plus en plus grâce à son accessibilité, sa mixité et son esprit convivial. A Montmorency et Soisy-sous-Montmorency, l’équipe du RCVMS, surnommée les Cherrys, incarne parfaitement ces valeurs. Avec des joueurs et joueuses de tous âges et horizons, le club se prépare à accueillir la finale régionale le 24 mai prochain. Amélie Lavisse, joueuse et dirigeante du club depuis cette saison, nous fait partager l’histoire de son équipe et les enjeux de cet événement majeur pour le club.

Pouvez-vous nous présenter l’équipe de Montmorency-Soisy de rugby à 5 et ce qui fait sa particularité ?

L’équipe existe depuis sept à huit ans. À l’origine, il s’agissait d’une section exclusivement féminine, les Tubelles, mais par manque d’effectif, nous avons évolué vers une équipe mixte il y a environ trois ans. Le nom Cherrys a été choisi en référence aux cerises de Montmorency. Aujourd’hui, nous comptons environ 14 licenciés. L’une de nos particularités réside dans la diversité de notre équipe : nous avons des joueurs et des joueuses d’âges variés, de 23 à 64 ans. La majorité de l’effectif est féminin, ce qui fait que, dans les tournois, nous avons souvent plus de filles que de garçons. Ce qui rend notre équipe unique, c’est aussi le mélange des parcours et des expériences. Certains viennent du rugby à XV, d’autres du rugby à 5 non mixte, et d’autres encore découvrent totalement la discipline après avoir pratiqué d’autres sports. Cette diversité crée une dynamique très positive et une cohésion qui fait notre force.

Le rugby à 5 est un sport mixte et accessible à tous. Votre équipe en est la parfaite illustration.

Tout à fait, le rugby à 5 permet vraiment à chacun de trouver sa place. Au sein de notre équipe, comme je vous le disais, nous avons des profils très variés : des jeunes joueurs, des plus expérimentés, des personnes avec des morphologies et des styles de jeu différents. Par exemple, nous avons notre doyen, qui a 64 ans, et qui est également responsable de l’école de rugby. Il s’adapte à chaque situation et transmet son expérience. Ce sport permet à tout le monde de s’impliquer, que ce soit physiquement ou stratégiquement. De plus, l’ambiance est toujours très agréable, et la mixité va au-delà du simple fait d’avoir des garçons et des filles sur le terrain. Nous avons des personnes avec des visions du jeu très différentes, mais c’est justement ce qui fait la richesse de notre équipe. L’inclusivité est au cœur de notre discipline, et c’est un aspect que nous valorisons particulièrement.

Quels sont les défis et les objectifs de votre équipe pour cette saison ?

Cette année, nous avons rencontré quelques difficultés. En dépit de nos bonnes performances à l’entraînement, nous avons eu du mal à les concrétiser lors des compétitions, notamment en Championnat Ile de France. L’un de nos principaux défis est d’arriver à jouer ensemble en compétition avec la même cohésion qu’à l’entraînement. Nous n’avons pas d’objectifs précis en termes de résultats, car nous manquons encore d’un effectif suffisant. Cependant, nous nous fixons comme objectif d’améliorer notre jeu collectif et de rester déterminés jusqu’au bout des matchs. Continuer de marquer un ou deux essais lors des tournois, par exemple, ce serait déjà une belle victoire pour nous. Ce qui est important pour nous, c’est de renforcer notre groupe et de ne jamais lâcher. Même si nous sommes encore jeunes dans cette discipline, nous voulons continuer à progresser et à montrer que nous avons notre place sur le terrain.

Le rugby à 5 est encore peu connu du grand public. Que diriez-vous pour encourager plus de personnes à découvrir cette discipline ?

Le rugby à 5 est un sport très physique, mais il est aussi beaucoup plus accessible que le rugby traditionnel, surtout parce qu’il n’y a pas de plaquages. Cela permet à un public plus large, y compris des personnes qui n’auraient pas osé se lancer dans le rugby classique, de venir essayer. C’est une excellente porte d’entrée vers le rugby. Le rugby à 5 est aussi un sport qui se joue dans une ambiance très conviviale. On retrouve l’esprit du rugby traditionnel, avec une forte camaraderie et une troisième mi-temps où tout le monde se retrouve autour d’un moment de partage. Ce côté social est très important pour nous. En plus, les entraînements sont l’occasion de se retrouver tous ensemble, ce qui rend ce sport encore plus agréable à pratiquer. Le fait que le rugby à 5 soit mixte permet aussi de croiser une grande diversité de personnes, ce qui enrichit l’expérience. Et le meilleur dans tout ça, c’est que chacun peut y participer, peu importe son niveau, son âge ou son expérience.

Accueillir les finales régionales est un moment clé pour votre club et la ville de Montmorency. Quel impact cet événement a-t-il pour vous et quels défis représente-t-il ?

Accueillir les finales régionales est un moment important pour notre club, et cela représente un véritable défi. L’événement aura lieu le 24 mai au stade Nelson Mandela de Montmorency, avec la participation de 40 équipes et environ 400 personnes. C’est une grande responsabilité, et nous sommes prêts à relever ce défi et à faire de cet événement un succès. Cela nous permettra aussi de donner plus de visibilité à notre équipe et au rugby à 5 en général. C’est une occasion pour nous de montrer que, même avec une équipe encore jeune, nous savons organiser de grands événements. Nous espérons aussi que cet événement mettra en lumière l’esprit d’accueil du club et de la ville.

En plus des matchs, nous prévoyons plusieurs animations pour rendre l’événement encore plus agréable : de la musique, des activités et de la restauration sur place. Nous aimerions aussi organiser des initiations au rugby à 5 pour faire découvrir ce sport à un public plus large. Cela pourrait être l’occasion de faire découvrir la discipline aux jeunes, notamment ceux de l’école de rugby.

Si vous deviez décrire votre équipe en trois mots, lesquels choisiriez-vous et pourquoi ?

Si je devais choisir trois mots, même si évoqué que trois mots c’est compliqué je dirais  :