Rugby Cellois Chesnaysien : Une aventure humaine incroyable, avec un groupe qui ne lâche rien
05/11/2025Julien, comment avez-vous vécu cette finale et cette saison 24/25 avec vos U16 ?
C’était une finale très stressante, vraiment intense du début à la fin. On a très mal démarré en encaissant deux essais, ce qui nous a obligé à faire des changements plus tôt qu’habituellement. Heureusement, on revient à 13-12 à la mi-temps. Les jeunes ont ensuite réussi à creuser un écart important avec trois essais, mais comme souvent cette saison-là, on a eu un « trou d’air ». Mitry est alors revenu dans le match. Sur la dernière action, ils font un en-avant dans notre en-but, ce qui met fin au match. Si l’essai avait été accordé et transformé, le match était perdu. J’ai vraiment cru perdre cette finale ! Il y a même eu des moments où je ne regardais plus le match tellement la tension était forte ! Mais au final, ce titre vient récompenser une saison presque parfaite. Le groupe le mérite !
Justement, quel regard portez-vous sur le parcours global de l’équipe sur la saison 24/25 ?
Je pense que l’on avait le niveau pour jouer en R1, mais on n’a pas réussi à passer les brassages. Du coup, comme annoncé, l’objectif était de remporter le titre en R2 – et c’est chose faite. La saison après les brassages a été très bonne, avec presque uniquement des victoires, à part le dernier match de poule contre Rugby Sud 77. Les phases finales ont été passionnantes pour tout le monde, avec un niveau plus homogène et des rencontres accrochées. C’est ce qui rend ce parcours encore plus beau.
On sent une vraie complicité entre les joueurs et le staff. Comment cet esprit d’équipe s’est-il construit ?
La génération 2010, je la suis depuis cinq ans maintenant. Je les ai vus grandir, progresser, s’affirmer. C’est forcément très gratifiant de les voir réussir. L’an passé, on avait environ 40 licenciés, avec beaucoup de premières années. Ce n’est jamais simple de passer de la catégorie U14 à U16, donc on a surtout travaillé dans le positif jusqu’à décembre : valoriser les points forts, mettre l’accent sur la défense, créer un cadre de confiance. Les joueurs se connaissaient bien, et les nouveaux ont très vite trouvé leur place. Les parents ont aussi eu un rôle important : ils nous ont fait confiance et ont participé à la vie du groupe via les covoiturages, les réceptions de matchs, les encouragements. C’est tout ça qui a fait notre force !
Vous évoquez souvent le travail individuel. C’est un axe important de votre approche ?
Oui, complètement. Nous étions trois entraîneurs pour une quarantaine de joueurs, ce qui nous a permis de faire pas mal de travail individuel. Quand on répète un point faible avec un joueur, il finit par progresser. Le travail finit toujours par payer quand on s’en donne les moyens. Et on avait aussi la chance de s’appuyer sur une génération U14 qui avait gagner le titre régional de niveau A la saison précédente en ne perdant pas un match. L’état d’esprit était déjà excellent, et la dynamique très positive. Le groupe fonctionnait vraiment bien, et c’était un vrai plaisir au quotidien pour nous le staff.
Cette saison, vous évoluez en R1. Quels sont vos objectifs pour cette nouvelle étape ?
Oui, les changements d’organisation de la ligue ont fait que nous avons la possibilités de démarrer en R1 cette année. Il faut encore se qualifier pour y rester mais on a bien commencé avec une victoire contre Suresnes. On a ensuite perdu à Plaisir, avec pas mal de regrets. Cette saison, il faut aussi intégrer les jeunes qui montent des U14, ce n’est pas toujours simple pendant les entraînements car la plupart des joueurs sont en deuxième année. Il faut trouver de nouveaux repères collectifs. La mayonnaise doit prendre. Mais je ne doute pas du tout des capacités du groupe. L’objectif, ce serait d’atteindre les phases finales hautes. Si on y parvient, ce sera déjà une belle réussite. On a notre place à ce niveau, et je suis sûr que les garçons vont encore vivre une belle saison.